SR au colloque Femme actuelle

Jeudi 15 mai 2008
Tribune de Gérard Collomb, maire de Lyon, et François Rebsamen, maire de Dijon

Gerard CollombGérard Collomb  
François Rebsamen

Il y a quelques semaines, nous remportions les élections municipales et cantonales. Pendant plusieurs mois, nous avons, dans nos villes et dans nos cantons, dialogué avec les électeurs, avec les militants et les sympathisants du Parti socialiste et de la gauche entière. Nous connaissons leurs attentes, leurs espoirs mais aussi leurs impatiences et parfois leur scepticisme vis-à-vis de la politique en général y compris du Parti socialiste à qui ils ont pourtant apporté la victoire.

Cette victoire nous engage. Les votes d'adhésion aux projets que nous avons présentés localement doivent maintenant trouver un débouché national dans une véritable réforme des analyses et du fonctionnement de notre parti. Le débouché, ce doit être un Parti socialiste qui écoute, qui innove, qui propose, qui sache fédérer autour de lui tous ceux qui veulent proposer une alternative à la politique menée aujourd'hui dans notre pays.

C'est notre responsabilité historique de faire que la gauche ne se contente pas de belles victoires locales mais qu'elle sache les transformer en une victoire nationale. Elle doit donc commencer par s'interroger sur les raisons des ses défaites dans les scrutins nationaux.

Il y avait incontestablement un élan dans la campagne de Ségolène Royal.

Il a sans doute manqué un projet partagé collectivement par tout le Parti socialiste. Un projet qui ne puisse donner prise à la critique ,de n'être qu'une simple posture idéologique mais qui apparaisse aux yeux des français comme basé sur une analyse lucide de la société du 21e siècle, une appréhension en profondeur des grands problèmes auxquels elle se trouve confrontée.

Les Français sont de plus en plus lassés par les formules toutes faites, entendues maintes fois et dont nos sympathisants et nos militants, eux-mêmes, comprennent qu'elles sont plus destinées à des positionnements internes au PS, que véritablement porteuses de solutions pour notre pays.

C'est pourquoi il faut que, lors de notre congrès, le débat porte sur le fond, qu'il ne se réduise pas à une série de manœuvres tactiques qui, dans les couloirs et les arrière salles, se résumeraient d'abord en des querelles de personnes, masquées dans d'apparents débats de courants.

Il faut que le Parti socialiste ait vis-à-vis de lui-même une grande exigence intellectuelle pour qu'il apparaisse aux yeux de tous les Français comme capable de répondre aux grands défis qui sont ceux de notre monde et de notre pays.

La conjoncture est pour cela porteuse. Les solutions simplistes qui avaient été avancées par Nicolas SARKOZY pendant les présidentielles se heurtent en effet aujourd'hui au mur d'une réalité infiniment plus complexe. De même l'ultra libéralisme réduisant de plus en plus l'économie à de simples jeux financiers a montré ses limites dans la crise des subprime. Dans le même temps, quelques affaires retentissantes dans un certain nombre de nos entreprises ont montré que celles-ci ne pouvaient se passer d'un certain socle éthique.

L'époque est donc propice aux socialistes pour offrir une nouvelle perspective à la société française.

Encore convient-il qu'ils ne retombent pas dans leurs vieux démons en reprenant un discours archaïque.

Pour cela, ils doivent pleinement assumer la mue intellectuelle qu'ils ont déjà en fait accomplie. Ils savent bien que les temps ont changé depuis que Karl Marx analysait le capitalisme de la société anglaise de La Fabrique.

La critique que nous pouvons dresser de la société actuelle aurait plus de force si nous reconnaissions que nous entendons placer notre action dans le cadre d'une économie de marché, qu'il s'agit de réformer, non de briser.

Au niveau local, cette révolution culturelle a déjà été menée. Nous savons ce qu'exige l'attractivité d'un territoire : l'interaction de services publics de qualité, de pôles d'innovation et de recherche de haut niveau et d'entreprises à forte valeur ajoutée, donc compétitives.
Nos collectivités travaillent quotidiennement avec les entreprises pour leur développement et parce qu'il y va de l'intérêt général.

Certes, nous sommes bien placés pour constater un certain nombre de dysfonctionnements de notre société.

Ce sont en effet les élus locaux qui se trouvent en première ligne face aux problèmes d'exclusion, face aux problèmes de pouvoir d'achat d'un certain nombre de salariés ou de retraités. Mais nous savons aussi que pour résoudre ces problèmes il faut produire de la richesse. Car la production de richesse est la condition nécessaire à toute politique de redistribution.

Nous savons que nous avons besoin d'une dynamique économique forte pour mener les politiques que nous mettons en place pour rééquilibrer nos villes, en finir avec les quartiers paupérisés et ghettoïsés, bref pour construire des territoires où nous rendrons possible un réel vouloir vivre ensemble.

De même au niveau national, nous sommes dans notre rôle lorsque nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs victimes de délocalisations ou de licenciements.

Mais la solidarité ainsi manifestée serait de pure forme si nous n'étions pas capables d'indiquer quelle politique pourrait nous permettre d'éviter de telles situations, une fois la gauche revenue au pouvoir.

Cela demande que nous expliquions comment nous entendons faire muter économiquement notre pays pour qu'il demeure compétitif dans un contexte où de manière inéluctable, de grands pays sont en train d'émerger qui sont dès aujourd'hui de redoutables concurrents pour nos produits de base et qui commencent à le devenir même dans le domaine des technologies avancées.

Pour sauvegarder notre compétitivité, il n'y a en fait qu'une seule solution : être dans tous les domaines, à la pointe de l'innovation !

C'est là l'axe majeur qui doit sous-tendre toutes nos politiques. Il faut que notre université et notre recherche irriguent davantage notre économie. Il faut accroître l'efficacité de notre système scolaire et plus généralement, élever le niveau de formation de notre société tout entière.

Il faut repérer les nouvelles tendances qui marqueront la société de demain afin d'anticiper les productions à développer.

C'est dans une modernité ainsi retrouvée que nous pourrons garantir aux Français dans les faits et non dans les mots un pouvoir d'achat et une protection sociale élevés.

Car nous le savons : toute promesse sociale qui ne serait pas basée sur une économie capable d'affronter la concurrence mondiale ne serait que pure démagogie.

Cela, la plupart des Français aujourd'hui le comprennent. C'est pourquoi les Socialistes ne seront crédibles que le jour où leur discours sur l'économique, le social et le développement durable, apparaîtra comme ayant une véritable unité.

Si le monde a changé d'un point de vue économique, la société française elle aussi a profondément muté. Là aussi, il faut que nous en analysions les changements.

La société française s'est beaucoup fragmentée, nous devons en tenir compte. Le Parti socialiste, par exemple, parle volontiers de la nécessaire reconquête  des couches populaires. Les élus locaux peuvent témoigner combien ces couches sociales sont loin d'être aujourd'hui homogènes, quels clivages il peut y avoir à l'intérieur même de ces couches populaires.

Entre exclus du monde du travail et salariés, entre Français issus de l'immigration et Français d'origine...

Comment dépasser leurs divergences pour qu'ils se pensent demain un destin commun ?

Dans le même temps, il doit aussi pouvoir s'adresser à un certain nombre de couches moyennes et supérieures qui se  reconnaissent dans les valeurs sociales ou sociétales dont nous sommes porteurs : reconnaissance de la différence, acceptation des différents modes de vie, ouverture sur le monde, mais qui sont en même temps soucieux de modernité et d'innovation parce qu'ils appartiennent aux secteurs les plus dynamiques de la société. Comment les associer à notre démarche ?

Le Parti socialiste doit donc redevenir le creuset où les uns et les autres pourront se réinventer un avenir partagé.

Réaliser une telle synthèse, demande du dialogue, de la concertation, de la démocratie participative, ce qu'ont pratiqué l'ensemble de nos candidats pendant la campagne récente. Ce n'est donc pas simplement le programme du Parti socialiste qu'il nous faut changer mais aussi ses formes de dialogue avec la société, ses modes de gouvernance. Il nous faut nous ouvrir davantage à toute la société.

Les Elus de gauche qui ont réussi sont aussi ceux qui ont su renouveler leurs équipes, s'ouvrir à l'ensemble de la société et à sa diversité.

Le changement du Parti socialiste doit être aussi d'ordre organisationnel de manière à ce que le plus grand nombre puisse se sentir associé à la mutation que nous souhaitons engager.

Telles sont les premières réflexions qui peuvent, nous semble-t-il, être tirées des dernières élections et nous paraissent être un préambule au débat entamé par les socialistes. Sachons faire de notre réflexion et de notre congrès à la fois un moment de réflexion sérieux mais aussi enthousiaste. C'est comme cela que nous apparaîtrons utiles à notre pays, fidèles à nos idéaux, capables d'inventer un nouvel avenir.

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Dimanche 4 mai 2008
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Dimanche 4 mai 2008

62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, et plus d'un Français sur deux (55%) ne souhaite pas qu'il se représente en 2012, selon un sondage CSA à paraître samedi dans l'hebdomadaire Marianne.

Selon cette enquête réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le chef de l'Etat va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP).

Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite.

55% des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à l'élection présidentielle de 2012, tandis que 29% le souhaitent (dont 59% de sympathisants de droite). 16% NSPP.

49% souhaitent qu'il garde François Fillon comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat en 2012, 20% qu'il le laisse terminer ses dossiers en cours, 11% qu'il change rapidement de Premier ministre (20% NSPP).

Plus d'un Français sur deux (52%) pense que sa situation personnelle sera moins bonne en 2012 qu'aujourd'hui, tandis que 21% pensent qu'elle sera meilleure. 14% ne se prononcent pas, et 13% pensent qu'elle ne sera ni meilleure ni moins bonne.

68% des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d'achat aura diminué en 2012 (23% qu'il aura augmenté, 9% NSPP), 64% que la société française sera plus divisée qu'aujourd'hui (23% qu'elle sera plus rassemblée, 13% NSPP), 49% que les déficits et la dette publique auront augmenté (38% qu'ils auront diminué, 13% NSPP).

En revanche, un nombre plus important de Français (49%) pensent que le chômage aura baissé, comparé à 39% qui pensent qu'il aura augmenté et 12% NSPP.

Sondage réalisé par téléphone le 25 avril 2008, sur un échantillon national représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (notice complète disponible auprès de la Commission nationale des sondages).

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Mercredi 30 avril 2008


« Nicolas Sarkozy, un homme politique de grand talent mais pas un homme d’État »



Un an que Nicolas Sarkozy est président de la République. Douze mois qui auront suffi à dissiper les illusions de sa campagne. On allait voir ce que l’on allait voir : « Ensemble », tout serait « possible »… Eh bien, on a vu ! Le « président du pouvoir d’achat » a transformé l’or en plomb.

Un an après, une défaite municipale cinglante et des sondages calamiteux obligent le Président à un exercice d’autojustification pendant une heure et demie à la télévision. On nous annonce que le président a changé. Qu’il a compris… On n’a pas vu ! Certes, le chef de l’État affiche une humilité nouvelle, mais sur le fond, il ne lâche rien. S’il reconnaît une erreur sur le « paquet fiscal », elle est selon lui, juste une faute de « communication ».

Le Président n’entend pas changer de cap. Pourtant, la loi sur le paquet fiscal devait provoquer un « choc de confiance » qui se transformerait en « choc de croissance ». Or, le bouclier fiscal ne profite qu’à une minorité de privilégiés, comme les nouvelles exonérations sur les grosses successions (les petites et moyennes étaient déjà exemptées). Le dispositif sur les heures supplémentaires est, selon la commission des Finances de l‘Assemblée, « coûteux et peu efficace ». La croissance est au plus bas et les déficits publics plombent les marges de manœuvre du gouvernement.

Quand le Président évoque maintenant la nécessité d’aider les travailleurs pauvres en généralisant le Revenu de solidarité active, il annonce pour le financer… la baisse de la Prime pour l’emploi qui bénéficie aux salariés modestes ! Tout se passe comme si, depuis que l’UMP a vidé les caisses, les plus nécessiteux devaient supporter un plan d’austérité qui n’ose pas dire son nom.

Augmentation du prix du gaz, destruction massive de postes d’enseignants, suppression de certaines allocations familiales, déremboursement de l’optique, des soins dentaires, toutes ces décisions ou ces « couacs » relèvent d’une même logique : les Français qui peinent doivent payer pour le maintien des privilèges d’une minorité.

Les propositions de l’opposition ne sont même pas débattues au Parlement. Le gouvernement refuse purement et simplement d’en discuter. Qu’il s’agisse de baisser les prix du logement ou la TVA des produits de première nécessité, il est pourtant urgent d’entendre ce que la gauche a à dire. Quand une partie de la droite vote avec la gauche sur les OGM pour respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, la majorité sénatoriale s’empresse de faire rentrer l’UMP dans le rang.

Les ministres issus de la gauche ont vu leur domaine d’influence rapetisser avec le temps : Fadela Amara porte un plan pour les banlieues sans moyens correspondants, Eric Besson est chargé de noter ses collègues, Jean-Marie Bockel a été rangé dans un placard par Omar Bongo, Bernard Kouchner est préposé aux couleuvres à avaler, Martin Hirsch assume une politique tournée vers les plus riches… L’ouverture n’était qu’une promesse.

De la campagne de 2007, il ne reste que l’appétit - intact - de pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas nous qui le disons mais François Léotard : « Ça va mal finir! »

Thomas Colognac

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Mardi 29 avril 2008

Cher Nicolas-le-repenti,


En 2007, vous "détestiez" la repentance. En 2008, vous vous abonnez au repentir. En 2007, vous l'avez répété sur tous les tons: vous détestiez la repentance qui dresse les hommes les uns contre les autres, etc. EN 2008, vous battez votre coulpe à cinq ou six reprises pendant votre show télévisé du 24 avril...la suite

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Mardi 29 avril 2008
 Malgré l'inscription du principe de parité dans la Constitution, le monde politique demeure très majoritairement masculin : selon l'Observatoire de la parité, qui a dressé le bilan des élections municipales et cantonales de mars, 86,2 % des villes françaises sont aujourd'hui dirigées par des hommes. Dans les conseils généraux, la féminisation est encore plus lente : 86,9 % des conseillers généraux sont des hommes. "Les partis politiques résistent encore à la parité", regrette Marie-Jo Zimmermann, rapporteure générale de l'Observatoire et députée (UMP) de Moselle.

Depuis 1999, la parité a été introduite dans la Constitution - "la loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", proclame-t-elle désormais -, mais ce principe se décline différemment selon les élections et les modes de scrutin. La parité est ainsi obligatoire dans les conseils régionaux et les conseils municipaux des villes de plus de 3 500 habitants mais elle ne s'impose pas - ou très peu - aux candidats aux élections cantonales. "Quand la loi n'est pas directement contraignante, les stratégies électorales continuent à primer sur le projet démocratique de l'égalité entre les femmes et les hommes", regrette l'Observatoire.

 

LES MUNICIPALES

 

Grâce aux lois sur la parité, qui imposent une alternance homme-femme sur les listes électorales, les conseils municipaux sont devenus "l'avant-garde de la révolution paritaire", estime l'Observatoire. Les conseils municipaux des petites villes (moins de 3 500 habitants) comptent une femme sur trois, ceux des villes plus importantes (plus de 3 500 habitants) une femme sur deux. Au total, les femmes représentent 35 % des élus municipaux.

Depuis 2007, la parité est obligatoire parmi les adjoints au maire, ce qui devrait permettre, selon l'Observatoire, de "réorganiser entièrement une traditionnelle division du travail entre les sexes". L'usage voulait en effet que les femmes se voient confier les affaires sociales, l'éducation, la famille ou la santé, alors que les hommes prenaient en charge les transports ou la vie économique. Le nouvel équilibre dessiné par la loi de 2007 "constitue un signal fort de la légitimité désormais acquise des femmes dans les affaires municipales", estime l'Observatoire.

Les femmes restent en revanche extrêmement minoritaires (13,8 %) aux postes de maires, qui ne sont pas concernés par l'obligation de parité. "Avec 83,5 % d'hommes investis tête de liste aux élections municipales, les partis politiques français continuent à faire figure de mauvais élèves tant au niveau européen qu'au niveau international", souligne l'Observatoire. Le pourcentage de femmes maires reste plus que modeste, mais il progresse régulièrement depuis une vingtaine d'années : la France comptait 5,5 % de femmes maires en 1989, 7,5 % en 1995, 10,9 % en 2001 et 13,8 % en 2008.

 

LES CANTONALES

 

Dans les conseils généraux, qui ne sont pas véritablement concernés par l'obligation paritaire, les femmes sont rares : elles représentent seulement 13,1 % des élus. Trois conseils généraux ne comptent aucune femme : l'Ariège, la Haute-Corse et le Tarn-et-Garonne. "Lorsque l'effort de féminisation des assemblées élues est laissé à la seule discrétion des formations politiques et des notables locaux, on ne peut que déplorer les trop faibles progrès enregistrés, constate l'Observatoire. A ce rythme-là, il faudra attendre plus de soixante-dix ans pour arriver à des conseils généraux paritaires."

Au nom de la parité, la loi du 31 janvier 2007 avait imposé aux candidats aux cantonales de prendre un suppléant de l'autre sexe. "Ce dispositif a visiblement conduit à cantonner les femmes aux postes de suppléantes, puisque 79,1 % des titulaires investis furent des hommes", souligne l'Observatoire. Seules quatre femmes ont accédé en 2008 à la présidence d'un conseil général, contre trois auparavant.

Anne Chemin

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Mardi 29 avril 2008

Bertrand Delanoë (PS) reste en tête des personnalités dont les Français souhaitent voir croître l'influence, mais Ségolène Royal l'emporte chez les sympathisants de gauche, dans le baromètre BVA pour L'Express rendu public lundi.

Le maire de Paris est préféré par l'ensemble des Français (49%, -2) devant la présidente de Poitou-Charentes (43%, +2), le président du MoDem François Bayrou (42%, -3), le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot (41%, -2) et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo (39%, -5).

Parmi les sympathisants de gauche, Mme Royal prend le dessus à 71% (+7), devançant M. Delanoë (64%, -2) et M. Besancenot (61%, +2).

Parmi les sympathisants de droite, M. Borloo arrive en tête (57%, -4), devant la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie (55%, -5) et la garde des Sceaux Rachida Dati (49% -8).

Sondage réalisé en face à face du 22 au 24 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 994 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

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Mardi 29 avril 2008

Jack Lang a estimé mardi le projet de Xavier Darcos concernant les programmes en primaire était "l'une des plus grandes fautes intellectuelles perpétrée contre l'école de la République".

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, présente mardi la version finalisée de ses nouveaux programmes de l'école primaire, déjà critiqués par une large part de la communauté éducative pour qui ils traduisent une vision "idéologique" et "passéiste" de l'Ecole.

Dans un communiqué diffusé mardi, M. Lang a fustigé la "méthode expéditive" du ministre de l'Education nationale qui "a brutalement cassé les programmes de 2002 qu'il avait pourtant, en son temps, encensés avec enthousiasme, leur décernant les qualificatifs d'exigeants et d'ambitieux". "Seul un calcul politicien et idéologique peut expliquer ce reniement", a ajouté l'ancien ministre socialiste de l'Education pour qui "placer ce plan sous le signe du retour à l'essentiel est une forme d'imposture", car "l'essentiel y est, au contraire, maltraité".

S'agissant de l'enseignement du français par exemple, Jack Lang a critiqué les "directives à la fois maigres et imprécises, à l'exception des règles de grammaire".

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Dimanche 27 avril 2008

Jeu de la tomate, jeu du foulard, rêve bleu, rêve indien, petit pont massacreur….sous ces innocents noms de « jeux » se cachent des pratiques redoutables qui séduisent nos enfants dans les cours d’écoles. Le danger, lui, est pourtant bien réel et peut mener à des conséquences graves voire irréversibles, malgré toute notre vigilance de parents. Afin d’éviter de telles situations, il est essentiel d’informer, de prévenir, de savoir sans pour autant effrayer, affoler, et encore moins paniquer...



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Samedi 26 avril 2008
52% des personnes ayant vu ou entendu parler de l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision n'ont pas trouvé le président convaincant, contre 36% d'un avis contraire, selon un sondage CSA à paraître samedi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

79% de l'échantillon de 1002 personnes utilisé pour l'enquête ont vu ou entendu parler de l'émission "En direct de l'Elysée".

Parmi ces personnes, 36% ont jugé que le chef de l'Etat avait été convaincant, alors que 52% ont pensé l'inverse.

M. Sarkozy n'a pas été trouvé convaincant surtout sur le pouvoir d'achat (73% contre 16%), la réduction des déficits publics (57% contre 25%), la suppression de postes d'enseignants (57% contre 28%), les retraites (56% contre 27%), l'emploi (55% contre 32%) et la défense du "paquet fiscal" (54% contre 23%)

Sondage réalisé par téléphone le 25 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible à la commission des sondages. (AFP)

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  • : 18/12/2006

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